Actus de la station
La métamorphose des Menuires
Les Menuires arrivent pratiquement au terme de leurs droits à construire. Ce symbole des stations de ski dites intégrées, s’applique à rénover et à embellir l’habitat existant pour s’adapter aux nouvelles exigences de la clientèle. Une démarche qui s’appuie notamment sur la labellisation des hébergements et la mise en place, en 2003, d’une opération de réhabilitation de l’immobilier de loisirs (Oril).
Après le Solaret au printemps 2004, un deuxième symbole de l’architecture originelle des Menuires est tombé le 21 novembre dernier. L’immeuble Les Clarines, construit dans les années 60, a disparu du paysage. En lieu et place de cet ancien hôtel de 300 chambres, devenu un centre de vacances exploité jusqu’à l’an dernier, une résidence de prestige de MGM Constructeur, livrée courant 2008. Si elle reste rarissime en raison de la multipropriété des habitations, cette opération spectaculaire témoigne de la volonté des stations de sports d’hiver, et des Menuires en particulier, de coller au plus près des souhaits de la clientèle.
«Celle-ci veut un hébergement plus spacieux, plus confortable et un habitat mieux intégré dans son environnement montagnard», souligne Gabriel Mingeon, directeur commercial de l’opérateur. Pour coller à ces exigences, la station des Belleville a entamé sa transformation immobilière dès le milieu des années 90, avec l’émergence de nouveaux quartiers dont le style architectural s’inspire davantage de l’habitat traditionnel ou supposé tel…, la montagne à ces altitudes ayant toujours été vierge d’habitations permanentes. Progressivement, les Menuires gomment leur architecture novatrice de départ, qui a si souvent fait débat, pour adopter un visage plus authentique, où la pierre et le bois ont remplacé le béton brut.